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Quatre traditions folles et drôles en Suisse

Le calandrer suisse est plein de fêtes et de festivals, et presque chaque jours ils ont des événements à célébrer. Nous vous présentons les quatre traditions folles et drôles suisses qui, parfois, suscite l'étonnement des voyageurs et, surtout les inexpérimentés parmi eux peuvent survivre un véritable choc. 

Fête de Saint Martin

Si la tête de l'oie est coupée, alors, Noël sera bientôt en Suisse! 

Chaque année, le 11 novembre, dans la petite ville de Sursee du canton de Lucerne, les Suisses fêtent un étrange rituel ancestral, la fête de la Saint Martin: la décapitation d'une oie morte avec un sabre de cavalerie. 

Le rituel se passe par la façon suivante: à 15h, la municipalité, les membres de la corporation de Carnaval et les 2 oies commencent à défiler dans les rues de la ville et arrivent sur la place de l'Hôtel-de-Ville, où leurs attend déjà un podium dressé. Au-dessus du podium traverse un fil sur lequel l'un des 2 oies est pendue par le crane. Et juste à 15h15, tout le monde se réunit immédiatement autour de la scène, et celui qui veut participer et gagner, doit couper la tête de l'oiseau à l'aide d'un vieux sabre de cavalerie. Donc, à son tour, chacun des joueurs, revêtu de long manteau rouge, les yeux couverts d'un bandeau, le visage recouvert d'un grand masque doré représentant le soleil, devient l'Homme-Soleil et monte les marches de la scène. Mais avant d’y monter, on leur donne un verre de vin, et sur les approches de l'oie, on leur fait tournoyer également afin de leur priver d'orientation. Le déguisement empêche les joueurs de distinguer l'objet d'appât incarné par l'oie. Ils trébuchent, sentent l'oie, manquent, et la foule se réjouit en attendant sous le rythme des tambours. Ils doivent séparer le corps de la tête de l’oie du premier coup de sabre. Mais, parfois, les joueurs sont désorientés par les fausses indications du public et tournent plusieurs fois le sable.

Les racines de cette folle tradition, de la Saint-Martin remontent au Moyen Age dont le premier document l'attestant date de 1821. Depuis le XIVe siècle, la date Saint-Martin correspondait au jour du paiement des redevances et était une date très importante pour les paysans de Sursee. Ils devaient payer des impôts auprès des monastères de Muri et de Saint-Alban. Mais les autorités ne voulait pas rendre cette journée déplaisante pour les pauvres paysans et ont décidé de mettre en jeu l’oie et de leur donner la possibilité de gagner un plat de luxe pour cette époque-là.

Funkensonntag ou "dimanche explosif"

Le quatrième dimanche de Carême les Suisses font leurs adieux à l'hiver. Lorsque les battements de tambour de l'orchestre en marche s'éteignent et que les derniers accords musicaux se taisent, des écoliers d'Appenzell se précipitent à ramasser des branches sèches d'arbres et d'arbustes.

Cette journée les adultes aident les enfants à empiler le combustible collecté pour allumer de gigantesques feux de joie dans les zones clairement visibles d'Appenzell.

Funkebaabe, une poupée sorcière remplie de matériel pour feux d'artifice, est hissée au sommet du feu. Lorsque le feu éclate, elle explose, ce qui sera une fin symbolique pour l'hiver.

Ce jour-la, lors des festivités du bétail, les voyageurs sont étonnés non seulement des coiffes décoratives des vaches richement décorées, mais ils sont surpris également du fait que les petits enfants fument des cigarettes, des cigares et des pipes devant tout le monde.

Fête de Pschuure

’’Pschuure’’, qui signifie ’’noircir ’’, est une partie importante des célébrations du carnaval à Splügen, Rheinwald. Le matin du mercredi des Cendres, les enfants des écoles primaires se déguisent et marchent de porte à porte en groupes, portant des paniers et récitant des versets. Ils demandent des cadeaux qu'ils reçoivent sous forme de bonbons. Dans l'après-midi, les garçons plus âgés mettent des vêtements usés et s'enveloppent dans des peaux d'animaux avant de se faufiler dans les rues du village. Les cloches qu'ils portent autour de la taille font beaucoup de bruit et ils transportent le redoutable mélange graisseux de charbon et de graisse dans un sac. Leur objectif est d'attraper des enfants, des filles et des femmes célibataires, qui essaient d'abord de se cacher et de se peindre le visage avec leur mucus noir. Toutes les victimes doivent porter des masques noirs graisseux au crépuscule. Dans la soirée, des paires de garçons déguisés en ’’Männli ’’ (hommes) et ’’Wibli ’’ (femmes) traversent les villages avec un panier, mendiant pour les œufs et invitant les filles au visage noir à dîner. La salade aux œufs et la ’’Resimäda ’’ (une boisson traditionnelle, faite à base de vin, des œufs et des épices) sont préparées dans une cuisine d'hôtel, et la fête commence après minuit. Tout le monde est invité à la fête qui se déroule dans une ancienne grange.

Carnaval de Sechseläuten

Chaque année, le troisième lundi d'avril, les Suisses célèbrent la fête traditionnelle des Sechseläuten, dont l’étymologie vient du mot ’’Sächsilüüte’’ et signifie ’’cloches de six heures’’. Cette fête est célébrée depuis 1904 et se passe dans la ville de Zurich. 

Ce jour-là, on organise plusieurs événements: un cortège d'enfants déguisés le dimanche et un cortège des corporations le lundi. Ce dernier se termine à 18h (d'où vient le nom Sechseläuten) par la crémation d’un épouvantail, nommé Böögg ou Bonhomme Hiver. Le Böögg symbolise les longs mois d'hiver. Sa tète est remplie d’une poignée de poudre à canon. D’après la légende,

le Böögg était un personnage masqué, fauteur de troubles qui effrayait les enfants pendant les périodes de carnaval. L’explosion de la tète de ce dernier est considéré comme une prédiction du temps qu'il fera pendant l'été de l’année donnée: plus la tête du Böögg éclate rapidement, plus l'été sera chaud et ensoleillé. 

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